L’arrivée de la 5G crée déjà des conflits entre opérateurs mobiles et l’État

Publié le 7 novembre 2019 à 12h06

Hamidouche .

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Avec l’arrivée de la 5G en France d’ici 2020, les quatre grands opérateurs mobiles sont prêts à en découdre pour défendre leurs intérêts. La cinquième génération de réseaux mobiles déjà présente en Corée du Sud depuis le mois d’avril permettra une connexion 10 fois plus rapide que sa grande sœur. Les quatre principaux opérateurs SFR, Bouygues Telecom, Free et Orange sont déjà sur le pied de guerre depuis quelques mois pour assurer un service optimal à leurs clients.

Free et Bouygues, lésés par les choix de l’Arcep, craignent un retour au duopole

Les 310 mégahertz de fréquences libérés seront vendus par l’État via un système a priori bien ficelé : un premier volume de 40 MHz dont le prix sera fixe. Quant au reste, il sera vendu par paquets de 10 MHz au plus offrant. Bien ficelé mais seulement a priori. Xavier Niel, le fondateur de Free, dénonce une tentative de mise à mort de son entreprise et de l'un de ses concurrents, Bouygues Telecom. Ni plus, ni moins. Les deux parties clament qu’un minimum de 60 MHz est indispensable pour assurer un service de qualité.

Poteau téléphonique utilisé par les opérateurs réseaux.

En effet, Free et Bouygues s’inquiètent et probablement à juste titre. Ils craignent qu’Orange et SFR, tous deux possédant des moyens financiers bien plus importants, ne repartent de cette vente avec chacun 100 MHz. Ils ne laisseraient que respectivement 50 et 60 MHz pour les deux opérateurs mobiles aux moyens les plus modestes. Une quantité insuffisante pour proposer un service de communication aussi rapide et fluide que leur concurrent.

L'attribution de la 5G entre les opérateurs finalement revue par l'Arcep ?

L’État et l’Arcep auraient-ils échafaudé un plan favorisant SFR et l’opérateur historique des télécoms? Sachant que les deux acteurs étatiques ne sont pas restés sourds aux plaintes de Xavier Niel, ce n'est visiblement pas le cas. D'une part, des dépenses trop élevées pourraient ralentir la mise en place des infrastructures nécessaires à un déploiement correct de la 5G. D’autre part, la bande-passante trop faible poserait problème peu importe la qualité des infrastructures.

Les 4 principaux opérateurs qui se partagent le réseaux français

La course à la 5G pourrait s'avérer inégale entre les 4 géants de la télécommunication

Selon plusieurs sites spécialisés, l’ARCEP aurait décidé de modifier les modalités d’attribution des 310 MHz de fréquence. À la clé : une répartition plus équitable. L'État allouera ainsi un minimum de 60 MHz par opérateur. Orange quant à lui auraient préféré limiter l’achat de fréquence à 90 MHz au lieu de 100.

Olivier Roussat et Xavier Niel, respectivement PDG de Bouygues Telecom et fondateur de Free, peuvent dormir sereinement. Les préparatifs pour l'arrivée de ce qui sonne comme une révolution technologique tous secteurs confondus ont déjà commencé.

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