4G : les opérateurs téléphoniques à l’assaut des zones blanches

Publié le 12 décembre 2019 à 9h32

Marie B.

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Pour venir à terme des zones blanches de la 4G, les opérateurs ont décidé de développer des pylônes mutualisés, et donc utilisés par les quatre acteurs de la téléphonie.  5 000 équipements de ce type sont ainsi attendus dans l’Hexagone pour étendre le réseau à l’ensemble de la population française.

99% de la population couverte en réseau 4G, en théorie

Les opérateurs affichent une couverture 4G de 99% en France. Seulement, la pratique semble bien loin de cette théorie utopique. Le débit varie ainsi en fonction de la distance du pylône, du nombre de smartphones connectés, mais aussi de la végétation et des reliefs du paysage. Ce chiffre représente également la population desservie en 4G, et non le territoire.

Le New Deal Mobile aide les opérateurs à étendre la couverture 4G française

Le New Deal Mobile vise la disparition des zones blanches de la 4G en France en incitant les opérateurs à mutualiser certains pylônes.

Les espaces quasi-déserts ne sont donc que très peu pris en compte dans cette formule. L’objectif des opérateurs est de passer le cap des 99,6% de la population couverte en 4G. 14 000 pylônes mutualisés sont ainsi en phase de développement et concerne 7% du territoire. Le projet représente trois milliards d’euros de plus en cinq ans. Cette somme colossale incite malheureusement les opérateurs à commencer par les zones les plus rentables.

Mutualiser pour mieux régner : le défi des opérateurs

Ces zones peu peuplées ne permettent pas aux opérateurs de posséder un modèle économique assez fort pour s’implanter. Le New Deal Mobile de 2018 souhaite donc pallier ce problème en proposant des pylônes 4G mutualisés par tous les opérateurs. Une dizaine d’entre eux ont d’ores et déjà été mis en place sur le territoire français. Ce type de mesure nécessite en effet une étude approfondie sur le temps.

Les opérateurs doivent ainsi vérifier que ces nouveaux pylônes ne brouilleraient pas le débit des anciens déjà installés. Ils doivent également faire le point avec les élus et prendre en compte les différentes contraintes administratives pouvant poser souci. Avant tout cela, les élus locaux doivent également décider des zones blanches et grises pertinentes à grignoter. D’ici juillet 2020, 485 autres pylônes de ce type sont attendus.

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Marie Barbero

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